Témoignage d’une de nos partenaires

WimeyWibbly

Petite présentation d ‘Annabelle , artisan roliste geek , qui tient la boutique WimeyWibbly  sur Etsy . Cela nous permettra de mieux comprendre le métier d artisan dans le milieu geek , roliste , et l importance de les soutenir pour les remercier de leur générosité sans faille et de leur enthousiasme lors de notre événement.

 

Qui suis-je ?

Je m’appelle Annabelle, j’ai 30 ans et je vis à Orléans dans le Val de Loire. Après des études en communication visuelle (graphisme, édition, publicité) à Blois, j’ai tenté le métier de graphiste, mais je me suis très vite rendu compte que ça ne m’épanouissait pas.

Lors de mes études, j’avais commencé à créer des bijoux pour moi et mes proches sur les thèmes des univers de fiction que j’appréciais. C’est donc tout naturellement que je suis revenue vers la création après voir arrêté le métier de graphiste.

Où peut-on trouver mes créations ?

J’adore depuis longtemps le site marchand Etsy, où on peut trouver plein de merveilles (et surtout de « geekeries », j’en raffole) artisanales ou en petites séries, vendues par des créateurs des quatre coins du monde. C’est donc naturellement que j’y ai ouvert une boutique en juillet 2017, après la fermeture du site français A Little Market (qui ne marchait pas très bien, dans mon cas).

Depuis plusieurs années, déjà, je participe en tant qu’exposante à des évènements tels que les Geek Faëries de Selles-sur-Cher (chaque 1er week-end de juin) ou des marchés de créateurs, marchés de Noël et autres boutiques éphémères. A partir de 2018, mon rythme s’accélèrera et je participerai à beaucoup plus d’évènements geek et rôlistiques car c’est là que je me sens vraiment à ma place et où je fais les rencontres les plus agréables et enrichissantes.

Comment ai-je découvert cette passion ?

J’ai toujours été tournée vers les disciplines artistiques depuis toute petite, que ce soit le dessin, le pastel, le modelage, le tissage de perles de rocailles etc. Pendant longtemps, c’est le dessin qui a primé, mais je n’en étais jamais satisfaite, malgré mes études d’arts.

Le déclic s’est fait en 2012 après avoir découvert une créatrice de bijoux et accessoires dans l’univers de Harry Potter : elle avait organisé un échange de colis entre fans de la saga de J.K Rowling, à condition que les colis contiennent essentiellement du fait main. C’est là que j’ai découvert toutes les possibilités de la création de bijoux et accessoires, à quel point je pouvais exploiter les références de pop culture que j’avais, et même que j’étais débrouillarde et créative dans ce domaine ! Une révélation pour la jeune femme en cruel manque de confiance en elle que j’étais à l’époque.

De quelle manière je travaille ?

J’ai un bureau hybride, en quelque sorte : moitié établi avec tous les rangements pour mes fournitures, ma plaque de découpe, ma lampe pour les photos, mes outils; et moitié ordinateur portable et gestion avec tout ce qu’il faut pour trier mes papiers et être bien organisée.

L’avantage c’est que ça me permet de créer tout en faisant autre-chose sur l’écran, en digne geek que je suis : un gain de temps assuré, car souvent cette double activité me donne des idées pour d’autres créations. Cela va même parfois jusqu’à une sorte de transe où le temps n’existe plus et où seuls comptent ce que je fabrique et ce que je vois : je dois alors me contenir, mais la créativité a cela de magique, c’est qu’elle est souvent impulsive. Il faut faire avec, mais c’est loin d’être une contrainte.

Comment je vis ce métier ?

Ma vie a longtemps été symbole de frustration : complexes, stress, manque de confiance… Ce n’est que depuis que j’assume cette passion en tant que métier que je me sens vraiment bien et entière, malgré les embûches.

Autour de moi, je vois beaucoup de gens qui font un travail qui ne leur plaît pas mais qui continuent de le faire, « parce qu’il faut bien manger », alors qu’ils ont tous une passion autre ou un projet qui les rendrait heureux.

Je pense que je me suis très tôt rendue compte qu’on a qu’une vie, et qu’il ne faut pas la passer à faire des choses néfastes pour soi, même si notre société contemporaine nous y pousse. Ce n’est pas facile, certes, et il faut avoir le courage de le faire, mais le jeu en vaut la chandelle.

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